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[CAPES d'H-G] Etudes de cas : géographie des mers et océans

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hors ligne Thibault
# Le 16/08/2015 à 09h48
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Quelques études de cas à mémoriser sur la géographie des mers et des océans, pour les écrits et les oraux du CAPES d'Histoire-géographie.

1. Un cas de surpêche : le chinchard

Dans le Pacifique Sud, des riverains ont créé un organisme (South Pacific Regional Fisheries Management Organization) en 2006 dans un souci de préservation des espèces. Mais il fallut quatre ans à cet organisme (composé de 14 pays) pour arriver à un accord limitant la pêche au chinchard, espèce minotière très recherchée.
De nombreux armateurs (avec de véritables navires usines), sachant que la pêche allait être restreinte dans la zone, se sont rués dans le Pacifique Sud, et ont divisé le stock de chinchards par dix par rapport à 1987. Des scientifiques estiment que pour sauver le chinchard, il faudrait interdire la pêche dans la zone pendant cinq ans.

2. La pêche source de tensions au large de Terre-Neuve

Deux Etats ont des droits maritimes dans la région de Terre-Neuve : le Canada et la France du fait de la présence de St-Pierre-et-Miquelon. La région abrite les zones des Grands Bancs de poissons, avec 300.000 km2 de plateaux continentaux, qui recèlent des eaux extrêmement poissonneuses. Jusqu'en 1977, la zone fut une zone de pêche internationale, les bateaux-usines du monde entier y puisaient abondamment ; vers 1970, les stocks de morues se sont effondrés. En 1977, le Canada a constitué sa ZEE, intégrant les grands bancs. Jusqu'en 1994, le Canada et la France se sont opposés sur la taille de la ZEE de Saint-Pierre-et-Miquelon et sur les droits de pêche. L'accord final instaura un système de quotas. Cependant, en 2009, la France a à nouveau demandé l'extension de sa zone de pêche de St-Pierre-et-Miquelon aux Nations-Unies. Elle n'a pour le moment qu'un quart de la superficie qu'elle revendique.

3. Pêche illégale : la Commission européenne bannit le Sri Lanka

La Commission européenne a interdit, à partir de mi-janvier 2015, les importations de produits de la pêche e provenance du Sri Lanka en raison de ses lacunes en matière de contrôle des pêches. Dans le même temps, elle a redonné le droit au Bélize d'accéder au marché européen. Le Sri Lanka est le deuxième fournisseur extérieur de l'Union Européenne en espadon et en thon, mais le pays se montre négligent en matière de contrôle des pêches, et c'est l'un des plus impliqués dans la pêche au filet maillant dérivant, dénoncée par des organisations écologistes.

4. Un conflit autour des hydrocarbures : les îles Senkaku

Les îles Senkaku-shoto, en japonais, ou Diaoyutai en chinois, se situent en mer de Chine méridionale. Composées de cinq îles et de trois rochers inhabités, elles sont japonaises depuis la première guerre sino-japonaise de 1895, mais revendiquées depuis 1969 par la République de Chine. Le gouvernement japonais a décidé en 2012 de nationaliser trois des cinq îles de l'archipel, une seule l'étant à présent, et a annoncé son intention de nationaliser la cinquième. Une des raisons du conflit est la présence de vastes champs d'hydrocarbures dans les eaux entourant les îles convoitées. L'Agence d'information énergétique américaine (EIA) estime les réserves connues de brut en mer en Chine méridionale à 100 millions de barils de pétrole et entre 1 et 2 billions de pieds cube de gaz.

5. Le premier port du monde : Shanghai

Shanghai est devenu en 2005 le premier port du monde. La taille grandissante des navires et la croissance du trafic maritime au fil du temps a nécessité une extension du port, originellement au centre-ville, vers l'aval, au bord du fleuve Yangzi, où s'est développée une zone industrialo-portuaire (industrie sidérurgique, chantiers navals). Dans les années 2000, la croissance du port de Shanghai s'est poursuivie avec la construction d'un terminal maritime en eau profonde, sur des terre-pleins artificiels s'appuyant sur deux îles inhabitées au large, et relié à Shanghai par un pont de 33 kilomètres en mer.
Le port de Shanghai importe essentiellement de l'aluminium, des minerais de fer, des plastiques et des produits agricoles et exporte des produits textiles, des jouets, des produits électroniques et de l'acier.

6. Un port géant ouvert sur le monde : Rotterdam

Quatrième port mondial et premier port européen, Rotterdam est un port géant ouvert sur le monde, avec une zone industrialo-portuaire de plus en plus vaste, et un hinterland très vaste (Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Nord-Est de la France, Suisse). Le port est détenu aux trois quart par la Ville et à quart par l'Etat. 3000 entreprises privées, étrangères pour beaucoup, travaillent sur le port, ainsi que 70.000 personnes. Trois compagnies de remorquage s'y font concurrence. Les grands noms du transport maritime sont présents, comme le groupe danois Maersk, le groupe hongkongais Hutchison Whampoa ou DP World, propriété de l'Etat de Dubaï.

7. Une grande compagnie de transport maritime : Maersk

Maersk est la plus grande compagnie maritime au monde (60 milliards d'euros de dollars en 2013). Basée au Danemark, elle dispose de navires porte-conteneurs géants comme l'Eugen Maersk. Ce navire de 400 mètres de long et 56 mètres de large a une capacité de 11.000 EVP et son équipage n'est composé que de 23 marins. Un navire comme le Eugen Maersk peut transporter par exemple plus de 500 millions de bananes en un seul voyage, soit assez pour donner une banane à chaque habitant de l'Europe ou de l'Amérique du Nord en un voyage. Si tous les conteneurs de Maersk étaient mis les uns à la suite des autres, la longueur équivaudrait à la moitié de la circonférence terrestre.
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