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En quoi la vie nécessite la connaissance?

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Auteurs Messages
hors ligne Zhela
# Le 31/05/2009 à 22h18

Site web Homme 26 ans
Messages : 9
Inscrit le 31/05/2009
Bonjour,

C'est bientôt les examens, et en relisant mon cours d'Histoire je suis en train de me dire que plus de la moitié de la matière est certainement méconnue de monsieur-tout-le monde.

Pourquoi doit-on apprendre? Pourquoi la culture générale est importante? Beaucoup vivent très bien (quasiment) sans savoir, si ce n'est ce qu'ils doivent connaitre pour le métier qu'ils exercent.

N'est-ce pas en s'ouvrant au monde que l'on constate tout le mal et la perversion humaine qu'il contient? En découvrant le monde, ne risque-t-il pas de faire peur? En quoi la vie nécessite la connaissance?
N'est-il pas mieux d'être un imbécile heureux qu'un homme qui sait, qui comprend et qui pense, mais malheureux.

Ma vision du monde peut vous paraitre pessimiste, mais par exemple quelqu'un qui ignore la présence de la bombe atomique et les ravages qu'elle peut faire ne dormira-t-il pas mieux que quelqu'un qui a pris connaissance des réalités et des potentialités qui peuvent en découdre? (l'exemple est abusif, tout le monde connait la bombe nucléaire, mais je caricature).

Merci de m'avoir lu.
hors ligne Thibault
# Le 01/06/2009 à 09h21
Administrateur
Homme 29 ans
Messages : 334
Inscrit le 19/12/2008
Bonjour,

Pourquoi être cultivé ?

La culture est selon moi ce qui rend le monde intéressant, ce qui fait que nous ne subissons pas les événements comme de simples faits mais que nous puissions les évaluer, les juger, en discuter. Par exemple, posséder une culture historique permet de discuter des événements présents à la lumière du passé, avoir une culture rock permet d'évaluer en quoi ce groupe rock est important, avoir une culture artistique permet de juger en quoi cette oeuvre d'art est originale...

La culture donne je pense une sorte de sens à la vie, sinon nous serions simplement des êtres qui satisferaient uniquement leurs besoins élémentaires (boire, manger, dormir, se reproduire).

Elle ne sert donc pas à mon avis qu'à faire "bien" dans une conversation, comme le lui reprochait Rousseau. heureux
hors ligne Shaldyn
# Le 06/06/2009 à 21h45
Homme 45 ans
Messages : 2
Inscrit le 04/06/2009
Bonjour à tous les deux, hier par curiosité je suis tombé sur cette page du forum. Les nombreuses questions posées m'ont donné l'envie d'y répondre. Il y a tellement de thèmes abordés que j'ai par clarté raccourci la problématique par des questions synthétisant au mieux votre ressenti.

- »N'est-il pas mieux d'être un imbécile heureux? Qu'un homme qui sait, comprend et pense mais malheureux...

L'imbécile, le faible d'esprit qui n'a plus ses idées et des fois plus sa raison, aura du mal à être heureux. Perdant sa raison il n'est pas plus heureux que malheureux; il est!
« la nature a fait de l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable »
D'un point de vue d'autrui, il donne l'impression d'être -heureux- car ne sachant pas ce qu'il fait, il est dans l'insouciance, il ne sait pas si il fait en bien, en mal.

- »Est-ce que l'imbécile, sait, comprend et pense? »
Il ne sait pas ce qu'il fait, ni comprend pourquoi car il ne pense pas; il agit!
« l'homme n'est point fait pour méditer mais pour agir »
En quelques sortes, l'imbécile se rapproche de la nature humaine, car la raison n'est pas innée mais acquise, on peut perdre la raison à en devenir fou, si on peut la perdre elle ne fait donc pas partie de la nature humaine.

- »De tout comprendre, devient-on malheureux? »
Mon bonheur n'est-il pas la recherche d'un savoir, me rapprochant d'une félicité, de la sagesse...
Doit-on supporter les erreurs de l'histoire d'un poids considérable, désespérantes?
Où par le savoir d'en tirer les conséquences pour ne plus les reproduire.
C'est sûr, l'ignorant, l'inculte vit détaché du monde qui l'entoure, il suit l'opinion des autres, le mouvement de masse; alors que le sage marque un temps pour la réflexion, c'est le prix à payer pour se connaître soi-même.
A choisir je préfère savoir et exister que d'être dans l'obscurantisme de l'ignare.

- »Pourquoi être cultivé? »

La culture ne sert qu'à comprendre la civilisation, elle ne permet en aucun cas d'évaluer, de juger! La culture est une petite graine semée dans l'esprit qui grandit, d'une pousse elle devient un arbre avec ses branches ses ramifications qui se divisent, se multiplient à l'infini. Plus on cherche à comprendre autant de questions s'y rajoutent, à chercher à trop en savoir on en oublie de vivre.

- »la culture donne un sens à la vie? »

Se sentir vivre, c'est sentir la chaleur du soleil sur son visage, l'odeur des fleurs au printemps, le chant des oiseaux le matin, la douleur d'un corps usé par le temps.
« il n'y a pour l'homme que trois événements: naître, vivre et mourir, il ne sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre »
L'absence du corps est la mort de l'esprit, de toute sa culture. Donner un sens à sa vie, c'est agir!
Exilé parmi les hommes, mes ailes de géant m'empêche de marcher..
hors ligne Zhela
# Le 08/07/2009 à 01h27

Site web Homme 26 ans
Messages : 9
Inscrit le 31/05/2009
Merci pour vos réponses, elles m'ont été utiles. heureux
(désolé de la longue absence avant ma réponse, que voulez-vous, les examens sont une priorité ^^)

« L'imbécile, le faible d'esprit qui n'a plus ses idées et des fois plus sa raison, aura du mal à être heureux. Perdant sa raison il n'est pas plus heureux que malheureux; il est! »

En fait j'ai peut-être un peu exagéré quand je parlais de l'imbécile, ce que je veux dire c'est une personne normale mais peu cultivée, et qui ne cherche pas à le devenir. Simplement une personne qui ne cherche pas à être curieux, quoi.
Donc, elle a tout de même une connaissance, mais très sommaire.

La question véritable que je me posais c'est : "qu'apporte la connaissance?"; est-ton plus heureux en connaissant? Ou la connaissance est-elle juste un moyen d'apporter un but à la vie de ceux qui en cherchent un?
Car beaucoup ne cherchent pas à être curieux sans pour autant être malheureux, peut-être simplement parce que ces personnes ne se soucient pas du but qu'elles veulent donner à leur vie ou n'ont jamais pris la peine d'y réfléchir.

« Mon bonheur n'est-il pas la recherche d'un savoir, me rapprochant d'une félicité, de la sagesse... »

On risque de rentrer dans un autre débat, mais la connaissance n'est pas forcément synonyme de sagesse. La véritable sagesse s'acquiert par l'expérience.
D'ailleurs moi, honnêtement, je serais bien plus malheureux de connaître un pays, donc d'apprendre à l'apprécier, mais de ne jamais avoir l'occasion de le visiter que de le visiter sans le connaître.

« Doit-on supporter les erreurs de l'histoire d'un poids considérable, désespérantes?
Où par le savoir d'en tirer les conséquences pour ne plus les reproduire. »


Ca c'est bien pour, par exemple, les guerres du passé. C'est bien pour ce dont le dénouement ne peut plus être modifié.
Mais qu'en est-il de la faim dans le monde? De la pauvreté? On peut agir là-dessus, de manière aussi minime soit-elle à l'échelle mondiale, mais on pourrait sauver de nombreux individus à nous tous seuls.
Je comprends que l'on puisse faire abstraction des évènements qui ne peuvent être changés, mais ceux sur lequel on a un impact, c'est autre chose.
D'ailleurs à quoi sert de nous informer qu'il y a la faim dans le monde, sinon pour nous sensibiliser? Et donc pour nous affecter.

EDIT : sinon, je suis complètement d'accord avec thibaultg. Je suis d'accord avec Shaldyn sur plusieurs points, mais pas tous. Par exemple pour moi, si, elle permet d'évaluer et de juger.
hors ligne cepamoi
# Le 23/09/2009 à 16h05

Homme
Messages : 33
Inscrit le 23/01/2009
En quoi la vie nécessite la connaissance ?

* 1 — Qu' est ce que la vie ?
* 2 — Qu' est ce que la connaissance ?
* 3 — Qu' est ce qui relie le fait de connaitre au fait de vivre ?

Aies le courage de ton entendement ! « E. KANT »

1 — Dans son contexte général, la vie est inhérente à l' évolution, sujet qui s' aborde avec la connaissance relative de notre univers. Matière, énergie, espace et temps sont les composantes indissociables connues de cette évolution qu' est la vie. Que cette évolution aboutisse à ce que nous sommes puisse être perçue comme un accident selon le déterminisme, ou comme un aboutissement selon la teleologie, n' importe que ceux qui sont ici dans un contexte issu d' une "croyance" qui implique une origine et une fin. Nos scientistes, imbus de cette foi, contribuent à promulguer cette croyance invérifiée. L' univers éxiste en tant que tel, et tout ce qui le constitue n' est que la résultante de l' énergie qui fait interagir les forces attractives ou répulsives de la matière. L' " Absolu " unitaire représenterait un espace infini. Soyons raisonnables ! comment peut il y avoir un espace infini dans l' univers ?. Tout ce qui est contenu dans cet univers est de facto limité, et tout ce qui engloberait cet univers serait aussi de facto une abérration puisqu' il est infini ! loll!.
Il apparait donc que pour comprendre notre place dans cette évolution nous devons acquérir des connaissances. C' est ainsi que la maitrise du feu explique le briquet. Mais l' étude ontologique de la vie nous échappe complètement. Il nous faudrait un cerveau dont le volume depasserait l' entendement puisqu' il engloberait l' univers ! loll.

2 — La connaissance n' est pas la croyance, nous savons, ou nous ne savons pas. Je sais que "je suis", non parceque "je pense", mais parceque je perçois ce qui m' environne en tant qu' étant au centre de l' univers. « Puisque ce dernier est infini ! ». Ce n' est qu' ensuite que je raisonne, et donc, que je pense. ( Une réaction chimique qui s' établit dans les connexions neuronales, issue de l' observation ). D' où le nom d' imaginaire donné à notre encéphale. Il traduit en images les réactions chimiques qui s' opèrent au niveau des synapses. Notre connaissance est par conséquent empirique puisqu' issue de la perception du sensible. Vrai. Mais notre faculté de raisonner peut nous conduire à formater ce raisonnement, la connaissance dogmatique n' est pas loin ! loll. Dès que l' on est alièné par une culture, ce n' est plus une connaissance empirique, mais une connaissance apodictique. Au contraire des connaissances apodictiques, les connaissances empiriques sont justifiables. Empirique: « le feu brûle » — Apodictique: « l' univers a une origine ».

3 — Je n' ai d' autres réponses que: l' "éthique" ( dont les règles sont incontournables ) et: "la culture" ( dogmes s' établissant sur des règles morales contraignantes ). Dans un monde utopique basé sur l' égalité entre tous les êtres, il n' y aurait que l' éthique. Naturellement, je ne fais nullement référence à l' éthique des grecs anciens !. Il est question pour moi d' éthique universelle ( règles liées à l' évolution, les seules qui soient incontournables, sinon, c' est ce qui nous attend très prochainement avec notre comportement actuel concernant la pollution )

Une vérité en cache une autre !
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